photo_histoire_peintre_-Picasso--jeune-Oeuvres à mettre en relation avec le Sacre du Printemps et qui témoignent de la créativité des artistes en ce début de XX°

 

avant-garde (définition) : terme désignant des artistes qui créent des oeuvres nouvelles ou expérimentales, en avance sur leur époque.

académisme (définition) : terme désignant des artistes qui créent des oeuvres traditionnelles

 

 

 

Picasso_bouteille_vieux_marc_journal_1912Pablo Picasso Bouteille, vieux marc, journal   (1913)

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Ce travail fait partie de ce que l’on appelle “les papiers collés”. C’est une espèce de retour à la réalité, imitation de matériaux, trompe l’œil, intégration de lettres, morceau de journaux, papier peint, morceaux de toiles cirées, etc.
C’est Braque qui avait, semble-t-il, inventé cette technique, et Picasso s’en était aussitôt emparée.  A travers les papiers collés, Picasso va simplifier les formes pour n’en laisser que l’essentiel, une sorte de résumé de la forme, ce qui est le propre du Cubisme synthétique.
Dans cette oeuvre, le bord de la table est tracé au fusain (le gros trait noir en bas qui se prolonge en blanc sur le papier peint censé représenté une nappe). Le morceau de frise en papier peint souligne le mouvement.
La bouteille est suggérée par le rond du goulot, le rectangle de l’étiquette et les demi-cercles évoquent sa rondeur.
Aux lettres du journal répondent en écho les lettres tracées “Vieux Marc”. Le journal (c’est une vrai feuille du journal du 15 mars 1913) est intégré à l’œuvre par un frotté de fusain montrant l’ombre de la feuille sur la table.
Picasso mélange le faux (le pictural) et le vrai (le journal) en un trompe l’œil savant afin de nous faire douter de la réalité : ce qui est le propre de la peinture !   citation (site centre-pompidou)

 

Duchamp_Fontaine_1913Marcel Duchamp  Fontaine (1908)

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Pourquoi un urinoir est-il devenu une œuvre d’art ?
Fontaine  est un ready-made (...) exposé en 1917 au Salon des Artistes Indépendants de New York. Il représente un urinoir en porcelaine renversé signé du nom du fabricant de l’objet. Pourquoi cet urinoir a-t-il sa place dans les musées ? Petite histoire de l’art…
Qu’est-ce qu’un ready-made ?
Le mot anglais « ready-made » peut être traduit par « préfabriqué » ou « déjà fait ». Le ready-made est une œuvre d’art qui n’est pas façonnée par un artiste. Ce dernier choisit un objet déjà manufacturé et intervient pour le transposer dans un autre contexte et changer son statut en lui donnant un titre symbolique ou décalé. Initiée par Marcel Duchamp, cette démarche a remis en question l’idée qu’une œuvre d’art était uniquement le fruit d’un savoir-faire technique. Les ready-mades ont donné naissance à des pratiques et des courants artistiques privilégiant le concept plutôt que la maîtrise technique.
Fontaine  n’est pas le premier ready-made de Marcel Duchamp, mais le premier qui a été médiatisé.
Vers une nouvelle forme d’art ?
Avec quelques artistes, Duchamp fonde en 1916 à New York, la Société des Artistes Indépendants. L’association permet en théorie, à tout artiste de devenir membre et de présenter une œuvre : pas de jury, pas de prix, tout le monde peut exposer. Pour tester son ouverture d’esprit, Duchamp soumet un urinoir titré « Fontaine », sous le pseudonyme de M. Mutt (une déformation du nom le fabricant de l’objet). L’objet déclenche alors un scandale. Duchamp ne révèle pas qu’il est l’auteur de cette œuvre. En final, elle n’est pas présentée lors de l’exposition et Duchamp démissionne de la Société des Artistes Indépendants.
Duchamp, défendant l’urinoir signé d’un pseudonyme, déclarera : « Le fait que M. Mutt ait modelé ou non la Fontaine de ses mains n’a aucune importance. Il l’a choisie. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre. De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau ».
En 2004 Fontaine a été désignée comme l’oeuvre la plus influente du XXe siècle par des artistes, galeristes, critiques et par des conservateurs de musée anglais en 2004.citation extrait de lotus-planete

 

de-chirico-au-musee-d-art-moderne-de-parisGeorgio De Chirico

L'Enigme d'un jour   (1914)

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De Chirico pense que l’art ne doit pas avoir de rapport avec son propre temps, tant historique qu’idéologique ou social. Il ne doit pas participer aux idéologies du moment, aux valeurs sociales ou à l’histoire de son époque mais doit se situer en dehors de tout cela, dépasser ces valeurs pour s’élever au-dessus et poser des questionnements d’ordre supérieur… des questionnements métaphysiques.

Dans ses œuvres, De Chirico propose des énigmes, des images pleines de mystères et d’interrogations, sans pour autant y répondre. Il crée ainsi un univers étrange dans lequel l’espace et le temps sont en dehors de notre réalité. Si dans ses tableaux on peut observer un retour à la tradition figurative de la peinture de la renaissance Italienne, on voit aussi la volonté de franchir le temps et l’espace avec pour objectif de créer une peinture atemporelle, en dehors de l’histoire. Il cherche à créer une peinture méta-réelle, méta-historique, méta-physique avec une volonté d’atteindre une certaine universalité de la culture.

Dans ses images, le temps semble comme arrêté. Au milieu de décors inquiétants évoquant des vestiges antiques, tout semble immobile. Tout semble « entre-tout », donc en dehors de tout : la manière de structurer l’image fait que l’on ne parvient pas à savoir où et quand se situe la scène.
Entre l’intérieur et l’extérieur, entre le clos et l’ouvert, l’histoire paraît située dans un temps imaginaire, n’appartenant pas vraiment au passé, ni au futur et non plus au présent. Elle se situe en dehors du temps. Le traitement de la lumière aussi est étrange, si bien que l’on ne parvient pas à savoir s’il s’agit de l’aube, du soir, de la nuit ou du jour ou encore de la lumière artificielle d’un lieu clos.
Les personnages sont tout aussi inquiétants que le cadre qui les entoure. Entre humains et mannequins composites, ils semblent suspendus entre le vivant et l’objet. Chaque tableau est une sorte d’énigme poétique. citation (histoire de l'art.net)