Nicolas_Poussinthématique Arts, mythes et religion

problématique Comment un artiste nous donne-t-il une lecture picturale d'un moment de la Bible

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JUGEMENT_DE_SALOMON_POUSSIN.ppt   (excellent diaporama trouvé sur internet)

coquecigrues-billevesees.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

Huile sur toile, 101 x 150 cm
conservée au musée de Louvre, aile Richelieu, 2e étage, salle 14
acquise par Louis XIV en 1685.

contexte

- règne de Louis XIII

- rigueur, moralité, contre-réforme au niveau de la société vont de pair avec un nouveau style : le classicisme, caractérisé par la recherche de la symétrie, de la régularité (utilisation de formes géométriques), de l'ordre et de la raison.

Jugement_de_Salomon

analyse

l'histoire du jugement
Deux femmes sont venues demander justice au roi. L'une a un enfant vivant, l'autre, un enfant mort et chacune affirme que l'enfant vivant est le sien.
Salomon prend alors une décision que la Bible raconte en ces termes :

(Il dit) : "Apportez-moi une épée. On apporta une épée devant le roi. Et le roi dit : Coupez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l'une et la moitié à l'autre. Alors la femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au roi : Ah! mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre di t: Il ne sera ni à moi ni à toi; coupez-le ! Et le roi, prenant la parole, dit : Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère."

La Bible ajoute que tout Israël admira la sagesse du roi. L’expression « Jugement de Salomon » est restée pour exprimer soit une décision qui oblige les parties à se dévoiler et faire émerger la vérité, soit une décision qui partage les torts équitablement entre elles.

tableau en trois parties

Jugement_2

 

 

le roi est au centre et au sommet du triangle car il représente la sagesse inspirée par Dieu ;

- de sa main droite, il ordonne au soldat de partager l’enfant en deux ; le soldat, à gauche, sort alors son épée et s’apprête à tuer l’enfant qu’il tient de l’autre main.

- de sa main gauche, il change d'avis : pourquoi ?

 

 

 

mauvaise_mere

bonne_mere

 

 - la bonne mère, à gauche, le supplie de ne pas tuer l’enfant et préfère le voir vivant dans les bras de la mauvaise mère. Elle est vêtue de jaune et représente la vie (voir l'enfant tout à droite du tableau)

- la mauvaise mère, à droite, a le visage déformé par la haine et un doigt accusateur dirigé vers l’enfant vivant : " Il ne sera ni à toi ni à moi " semble-t-elle hurler.Elle est vêtue de sombre, a le visage verdâtre comme l'enfant mort qu'elle tient négligemment au travers du bras gauche.

- De part et d'autre de ces personnages principaux, les spectateurs qui sont là comme un choeur antique

En une seule image, Poussin représente donc plusieurs moments de la scène. 

- Les symétries sont nombreuses : colonnes, encadrements de portes et motifs du trône.

- Par les bras légèrement levés de Salomon, cette géométrie rigoureuse évoque à la fois les plateaux de la balance, symboles de la justice, et les décors des tragédies classiques.

- Les références à l’antiquité grecque et romaine, propres au Classicisme, apparaissent d’ailleurs nettement dans les vêtements, les casques à ornements, les boucliers, les colonnes et la frise du trône.(source collhugo-sarcelles)