jean-renoirthématique Arts, États et pouvoir

problématique Comment se traduit la vision d'un cinéaste engagé à propos de 14-18

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la-grande-illusion-affichecontexte

- Au niveau artistique

Le cinéma depuis l'avènement du parlant, est à cette époque, un spectacle moderne qui passionne le public et le grand film de fiction devient au cours des années1930 un loisir de qualité et un élément essentiel de la formation intellectuelle du spectateur.
Cette période correspond à la naissa&nce de nombreux chefs-d'œuvre du cinéma.

- Au niveau social et politique

C'est l'époque du Front Populaire (1936-1938)  et le tournage du film montre l’adhésion du cinéaste aux idéaux de la gauche.
Beaucoup de tensions à la veille d'une nouvelle guerre que tout le monde pressent (aggressivité d'Hitler vis-à-vis de ses voisins, appétit de Mussolini qui veut reconstruire un nouvel empire, guerre civile en Espagne, bombardement de Guernica par les Nazis, alliés de Franco)

la-grande-illusion-37-07-gScénario (source allocine.fr)

" Première Guerre mondiale. Deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffiné et respectueux. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrée à creuser un tunnel secret. Mais à la veille de leur évasion, les détenus sont transférés. Ils sont finalement emmenés dans une forteresse de haute sécurité dirigée par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie, se liant même d'amitié avec Boeldieu. Mais les officiers français préparent une nouvelle évasion ".

 

 

film-la-grande-illusion5Présentation   (source :  Mission Centenaire 14-18)

" Souvent cité parmi les films les plus importants du XXe siècle, La Grande Illusion est le symbole d’un cinéma universel et pacifiste. À travers les aventures du lieutenant Maréchal, le soldat mécano immortalisé par Jean Gabin, c’est l’amitié naturelle entre des personnages très différents et contre tout système qui est ici racontée. Ni film historique, ni vraiment film de guerre, l’oeuvre de Renoir saisit les hommes dans leur complexité individuelle, hors de toute appartenance aux nations, fussent-elles en guerre.

Si Pierre Fresnay incarne à merveille un capitaine sophistiqué, garant d’une certaine idée de l’aristocratie française, Erich von Stroheim est proprement inoubliable dans le rôle de son alter ego germanique, le geôlier lui-même prisonnier d’un corset de fer. "